Olga Boldyreff

Olga Boldyreff, née à Nantes dans une famille d’émigrés russes. A travers sa pratique artistique elleinterroge son identité.

Boldyreff aborde le thème de l’interculturalité pour essayer de trouver un terrain d’entente entre les cultures française et russe, entre le présent et l’histoire passée de sa famille.

L’art populaire est le fil conducteur entre ses différentes expressions artistiques. Le tricotage est une pratique traditionnelle qui est très présente dans de nombreuses cultures européennes. En lui accordant une place particulièrement importante dans ses projets, l’artiste utilise le tissage comme une métaphore. Le fil tricoté devient porteur du temps écoulé, l’incarnation matérielle de la durée d’un séjour.

Artiste polymorphe, elle s’est formée au contact de l’Avant-garde russe et des artistes du post Minimalisme (art), de l’Antiforme et de l’Arte Povera.

Olga Boldyreff expose actuellement au Musée de l’Espace d’Art Concret de Mouans-Sartoux, à l’Espace GRED à Nice et le Musée Erarta de Saint-Pétersbourg qui lui consacre une exposition personnelle.

L’artiste a déjà bénéficié d’expositions personnelles à Saint-Pétersbourg, en 2010 au musée Anna Akhmatova et en 2013 au musée de F. M. Dostoïevski.
Le travail d’Olga Boldyreff est présent dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Calais, le Musée d’Art de Västeras (Suède), le Musée de Belfort (France), le Musée d’Angers (France), les Fonds Régionaux d’Art Contemporain du Nord Pas de Calais et des Pays de Loire (France), Le Fonds National pour l’Art Contemporain à Paris, la Bibliothèque Nationale de France.

 

 

Les devenirs

Une œuvre ouverte, dont on ignore le commencement,
et la fin. Les devenirs jouent sur les notions de « non-finito », de temps
qui passe et de création en cours. Informes et entremêlés, les fils tra-
vaillés au crochet évoquent l’idée de quelque chose en construction et
de possibilités multiples.

 

Les Devenirs

Les devenirs, lors de l’exposition PARTITIONS DES PASSIONS 1er volet, Espace GRED, 2014.

 

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 Les devenirs, lors de PARTITION DES PASSIONS second volet, 2015.

 

Paysage en vert

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L’artiste en voyage en Belgique remarque avec

amusement le nom des rues d’un petit village

près de Tournai : Vert velu, Verte reine, …

Elle se souvient alors des paysages découverts

lors de ses visites et décline dans un camaïeu

les verts dont elle se souvient. Tous ces mono-

chromes sont brodés de leur nom de rue respectif.

Ils sont appelés par l’artiste qui semble définir

avec humour une nouvelle gamme de nuance de

verts. Le fil brodé déborde de la lettre et annonce

déjà la suivante. Ecrire ou dessiner relèvent de la

même intention pour Olga Boldyreff. Elle se réfère

à l’écriture présente dans les loubkiou les icônes

(références à Andreï Roublev 1360/70- 1427/30). Elle cite également Mikhael Larionov, comme étant l’un des premiers de

l’avant-garde russe à inscrire des mots dans ses peintures. Deux monochromes ne sont pourtant pas nommés, aucun mot

n’est brodé. L’artiste se rapproche ici du compositeur, qui dans sa musique prévoit des silences. L’agencement dans l’espace

de l’exposition de toutes ces toiles dévoile un nouveau paysage, beaucoup plus mental, loin des peintures de paysages aca-

démiques.

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Vert velu,  2009, extrait de l’oeuvre Paysage en vertPARTITION DES PASSIONS « second volet ».

 

 

003Les plis obscurs

sculpture – installation en fil tricoté
(hauteur : 270 cm)

 

 

Cette grande silhouette sombre, à l’allure de robe est une sculpture dont la

présence imposante renvoie à l’univers religieux et sacré.

Si elle suscite l’image d’un vêtement, ce n’est pas sa fonction. Quand Olga

Boldyreff confectionne des robes, elles sont portées, brodées et support

d’écriture. Ce n’est pas le cas des plis obscurs, qui montrent davantage dans

sa monumentalité, l’absence d’un corps. La maille souple, lourde et molle

forme et déforme, dans des jeux de lumière, une succession de plis.

Comme l’énonce Gilles Deleuze, l’histoire du pli en sculpture est celle des bas

et hauts-reliefs et des drapés baroques tout autant que les plis de l’âme.

Ne fait-il pas référence aussi à la part de l’obscur que l’on porte tous en soi ?

 

 

 

 

Alice et ses amis

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   (boîte de montage du wall drawing

   dans l’exposition)

 

   C’est le monde de l’enfance que l’artiste convoque dans cette œuvre.

   La naïveté du dessin et le titre évoquent  les merveilles que découvre Alice dans le conte de Lewis Carroll.

 

 

 

 

Aperçu de la boite « déployée » :

 

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L’actualité d’Olga Boldyreff

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